A l’époque romaine, Bayonne est Lapurdum, castrum ou camp militaire pour quelques centaines de soldats : les soubassements des tours du castrum sont encore visibles autour de la cathédrale.
Son destin militaire s’affirme au cours des siècles : la ville s’organise pour la défense du pays et la résistance aux attaques ennemies. Les remparts ainsi que trois ouvrages fortifiés - le Château Vieux, le Château Neuf, la Citadelle, chef d’œuvre de Vauban, tous en majeure partie conservés - vivent de nombreux sièges puis, au XIXe siècle, l’évacuation de l’Espagne par les armées de Napoléon.
Au Xle siècle, la ville devient Bayonne. Puis, durant trois siècles de domination anglaise, elle s’agrandit et prospère grâce aux privilèges qui lui sont accordés. De nombreux couvents s’édifient, l’art religieux y est à son apogée : en témoigne la cathédrale Sainte-Marie, œuvre d’exception dans le Sud-Ouest, inspirée du style gothique du Nord de la France.
Au XVe siècle, les armées de Dunois s’emparent de Bayonne pour le compte du roi de France Charles VII. Le conflit avec l’Espagne voisine lui confère un rôle stratégique primordial, à tel point que Charles IX dépêche Louis de Foix pour que l’Adour, qui se jetait jusqu’alors sur la côte landaise, soit détourné vers Bayonne : un grand port allait naître…
La ville doit alors son prestige à la fortune amassée en son fort, rançon exigée par l’Espagne après la défaite de Pavie pour le retour en France des enfants de François 1er. L’accueil d’Eléonore d’Autriche, sœur de Charles Quint et nouvelle reine de France, ainsi que l’invention de la baïonnette par les couteliers forgerons au XVIe siècle ajoutent encore à la notoriété de la cité…
Nunquam Polluta…
« Jamais souillée » : comme l’affirme sa devise, Bayonne restera française et fidèle aux rois de France, sur terre…comme sur mer : corsaires intrépides et pêcheurs de morues aventuriers assureront sa réputation sous tous les cieux.
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